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Le sujet : " différentes entre températures de farts "

 
Bonjours à tous,
Depuis quelques année je me suis mis au fond, et je deviens par conséquent quelqu'un de bien ! (ou au minimum quelqu'un de moins pire :) )
Mais du coup, il est obligatoire de s'intéresser à la qualité de glisse et de bien tout comprendre (fartage, brossage, structure, ski...).
Tout le monde à l'air a peu près d'accord sur les construction de ski, structures, brossages mais pas sur le fartage...Malheureusement pour moi, j'ai l'impression qu'il y a autant de théories de fartage que de personnes qui fartent....
J'ai réussi à me faire ma propre théorie en compilant tous les différentes réponses que j'ai reçues, mais une question me reste sans réponse:
à part la couleur, le prix, et la texture (mou/dur),
est-ce quelqu'un saurait m'expliquer les différences entre la composition d'un fart chaud et celle d'un fart froid?
J'ai bien compris qu'un fart froid était plus dur, mais pourquoi est-il plus dur et qu'est-ce qui le rend plus dur?
Est-ce qu'il y a une élément de la composition qui fait que ce fart glisse mieux sur le froid ? est-ce que c'est cet élément qui rend le fart plus dur ?
Quel est cet élément ?
J'ai bien compris que le fluor était hydrophobe, donc je comprend bien qu'il soit très utile dans les neiges mouillées, mais il existe bien des gammes de températures dans les fart fluorées Hf et Lf, alors concentrons nous sur le Ch pour simplifier.



Merci pour votre aide !!

funfun74 le 19/01/20

 
Salut
Je ne vais pas répondre complètement à tes questions, mais connais tu l'alternative qui permet de se passer du fartage en utilisation loisir (ou plus si affinités) ?
Jette un oeil la dessus. https://laglissepureetsimple.wordpress.com/
Ce sujet a déjà été longuement abordé ici en créant quelques remous.
Loin de moi l'idée de relancer une polémique, surtout que les esprits sont enfin calmés, c'est juste de l'information.
Bon ski à tous !

loupiotte le 20/01/20

 
Salut funfun.
Le fluor n'est pas que hydrophobe, il est aussi plus dur que la paraffine (qui est le composant de base des fars Ch à Hf), ce qui explique aussi l'intérêt sur les farts froids (notamment la résistance à l'abrasion supérieure).
Je n'ai pas le détail des compositions, mais il y a souvent du graphite (blanc pour la plupart du temps) pour durcir la paraffine, dans des plus ou moins grande proportion selon si on cher un fart sur ou tendre.
Pour les racloirs métalliques, par expérience je ne considère pas ça comme une alternative mais un procédé entre la structure manuelle et pierre, plus ou moins efficace (ça va de très glissant à totalement planté de ce que j'ai testé) selon les conditions, comme un fart ou une structure manuelle finalement ^^

vande le 20/01/20

 
Loin de moi aussi l'idée de susciter un débat polémique mais bientôt 35 ans de courses populaires et de skating m'ont conduit à de moins en moins farter. En gros je profite de mes 4-5 populaires pour le faire et le reste du temps je touche pas aux skis sauf pour les nettoyer à la brosse et avec un peu de solvant non agressif . Je prends des vieux skis que je farte une fois l'an ! quand la piste est sale ou incertaine... Mon portefeuille, mon temps libre et la nature s'en portent mieux. Et franchement, pas de différence notable mesurable avec les copains. Les performances baissent...pour tous avec l'age. Mes remarques ne concernent pas bien sûr le haut du panier pour qui 1 ou 2% c'est beaucoup. mais grosso modo quand ça glisse pas, ça glisse plus ou moins pas pour tout le monde... J'ai toujours pas rencontré de coureur "scotché" (sauf par la fatigue) même si dans certaines descentes quelques différences apparaissent qui peuvent cependant être dues à un tas d'autres paramètres, y compris la technique, même dans des zones faciles.
Le fart pour moi vient en dernier par rapport à un bon ski avec bonne semelle bien à plat et structures...Et une bonne technique. Plutôt mettre son argent dans une ou deux bonnes leçons (je suis pas le premier à l'écrire) Réponse un peu à côté, même si je peux comprendre qu'on se passionne pour le côté technique et scientifique de la question. Bon ski à tous.

aveyronnais le 20/01/20

 
@aveyronnais : c'est pas vraiment polémique, je suis plutôt d'accord sur le fond, notamment sur l'aspect technique !
Par expérience, le fart vient toutefois dans la glisse avant la structure (si sur une paire, tu te contentes de farter un ski et sur l'autre de le structurer, le ski farté glisse en général beaucoup mieux, c'est ce qu'on constate dans les tests), même si la structure reste un facteur important.
Pour le ski en facteur numéro 1, c'est évident. Autant sur neige mouillée, tu peux transformer des skis moyens en bons skis le temps d'une course-sortie grâce notamment au fartage, autant dans le froid, tu as beau limiter des trésors d'inventivité, si le ski n'est pas adapté, tu limites tout au plus la casse.
Pour un coureur de courses populaires (qui recherche aussi la glisse) avec 2 ou 3 poudres polyvalentes que tu connais , tu es sûr de couvrir toutes les conditions. Plus, c'est du gain marginal à ce niveau, et ça augmente le risque de se tromper. Le gain fondamental, c'est évidemment la technique, et la pratique régulière du sport.

vande le 21/01/20

 
Pour rebondir sur le site dont loupiotte fait référence,
j'ai deja bien lu toute leur théorie, et je trouve que c'est assez logique.
avec le site d'autrans également : http://www.usautrans.fr/index.php?module=general&mode=lire&prd_id=4010&edit_id=Le%20fartage%20skating&titre2=Le%20fartage%20skating&indice=40
C'est eux qui m'ont convaincu que la structure était plus importante que le fart.
et j'ai fini par me convaincre qu'au final le fart était quand même bien pratique pour protéger cette structure et éviter qu'elle s'effiloche (-->blanchissement), et éviter de refaire la semelle (avec un rasoir ou une pierre).
D'autre part, si le fart était plus important que la structure, on ne raclerait pas le fart !!
Et c'est vrai qu'après plusieurs dizaines de km, on a plus de fart, et selon les conditions on peut continuer à avoir une très bonne glisse avec la structure seule. D'où ma conviction pour le fait que le Fart protège l'effilochement et amène éventuellement du fluor.
Du coup j'en suis là :
- un structure (et un ski) adapté a la neige (il faudrait donc au moins un ski froid et un ski chaud)
- un fart Hf uniquement sur le ski chaud, quand la neige est très humide
- un Fart Ch (froid?) pour toutes les autres conditions



pas de défarteur. Un bon brossage avant et après à la brosse bronze/laiton pour bien nettoyer avant et "déboucher" la structure après.



Est-ce que je suis complètement à coté de la plaque ??



Mais du coup pourquoi toutes les marques nous proposent autant de températures différentes dans le choix du fart ??? Il y a-t-il vraiment une différence ??

Si ce n'est qu'une histoire de résistance à l'abrasement, alors pourquoi ne pas utiliser qu'uniquement du fart dur ? quel est l'intérêt du fart Ch mou et chaud ?





(merci pour toutes vos réponses !!!)

funfun74 le 21/01/20

 
« Si le fart était plus important que la structure, on ne raclerait pas le fart !!« 
En fait, quand tu le racles, tu enlève le surplus (la paraffine notamment, nécessaire à l'application des composants qui permettent de glisser). C'est composants restent dans les interstices de la semelle (qui n'est pas plate), et agissent comme un traitement de surface.
Pour résumer, c'est comme si tu mets une couche de peinture et que tu la ponce, ce n'est pas la peinture qui est inutile, mais le surplus.
« on peut continuer à avoir une très bonne glisse avec la structure seule ». Effectivement, le fart se dégrade et la semelle s'encrasse à l'usage . Toutefois, une structure manuelle aussi, sauf si c'est une linéaire à barrettes. La structure manuelle est aussi un traitement temporaire de la semelle pour adapter aux conditions du jour.
« Pas de d'écarteur » : du coup pourquoi ?

vande le 21/01/20

 
*defarteur pardon

vande le 21/01/20

 
Vande :
oui ok le fart est important !!
mais alors important combien ?
et surtout qu'est-ce qui différencie un fart Ch chaud d'un froid ??

funfun74 le 21/01/20

 
C'est dur à quantifier, il n'y a pas vraiment de ratio.
C'est plutôt construit comme ça :
- la base c'est le ski quoi qu'il en soit
- sur ce ski, la structure machine permet d'adapter à un type de neige (froide, sèche, mouillée, nouvelle, intermédiaire,...), certaines étant plus polyvalentes que d'autres.
- vient ensuite (dans l'ordre des choses, pas forcément dans l'importance) le fart, qui permet d'adapter l'ensemble ski + structure machine aux conditions du jour, de même que la structure manuelle qu'on rajoute
A partir de là, je dirais que le ski fait 50% de la glisse, et les 50% suivants se partagent entre la structure usine, le fart et la structure manuelle. Si je fais un calcul d'apothicaire, je dirais 30% pour le fart et 15% sur chaque structure, mais c'est très tiré par le cheveux, la glisse est simplement le produit de plusieurs facteurs difficilement dissociables. Tu mets un fart adapté à la neige du jour sur une structure mouillée alors qu'il fait -15, ça marche pas, l'inverse étant aussi vrai, sur ces même conditions, si tu mets un fart pour la neige mouillée sur une structure froide à priori adaptée, ça marche pas non plus.
Si je pousse le bouchon, en compétition, 100% quand le fartage est mauvais et que ça glisse pas (ce qui est valable sur la structure aussi).
Souvent, on complique beaucoup les choses, alors que les basiques sont : choisir une paire de ski avec une structure machine adaptée (pas besoin de se compliquer la tâche, les skis sont livrées avec des structures polyvalentes), sur laquelle on met un fart et éventuellement une structure manuelle adaptée aux conditions du jour, en général, ça fonctionne plutôt bien...
La différence entre un Ch chaud et un Ch froid réside dans les additifs : il y a des additifs plus durs dans les farts froids car la neige est plus abrasive et sèche, on cherche donc à créer de l'humidité par la friction.

vande le 22/01/20

 
Merci pour tes réponses ca fait pas mal de sens !
Donc la différence entre le Ch chaud et le froid serait uniquement la dureté ?? (Ou mollesse cest selon...)
Du coup on arriverait sur quelque chose comme ça :
Neige froide : ski froid bien raide + structure fine et agressive + fart Ch froid et dur : tout pour créer la petite pellicule d'eau qui glisse.
Neige chaude : ski plus souple pour pas planter + structure large qui évacue la flotte pour éviter l'effet ventouse + fart chaud et mou.
!!!!!!! Mais je comprends toujours pas pourquoi on mettrait du Ch mou ?? Quelle est l'intérêt ?? On a trouvé des additifs top pour faire un fart froid qui tient plus longtemps !! quel est l'intérêt de mettre un fart mou qui s'en va rapidement ? Qui a prouvé qu'un fart mou glissait mieux dans la neige humide ??
Le seul intérêt que jai entendu serait que les céra en poudre tiendraient mieux sur du Ch (mou?)
Mais alors quel intérêt de mettre un ch chaud seul ? Autant mettre du ch froid ??!! (Voir du Lf froid) ??
Qu'en penses tu ?

funfun74 le 22/01/20

 
Pour les structures manuelles, c'est à peu près ça on va dire ^^
Non la cera ne tient pas mieux sur du ch mou, je ne sais pas où tu as eu l'info ?
L'intérêt du Ch chaud est très limité pour moi, sur neige mouillée tu as plutôt intérêt à basculer sur un fart fluoré. Mais pour faire simple, il faut comprendre que le produit de base est la paraffine, qui permet surtout l'application, dans laquelle des additifs sont ajoutés pour correspondre aux propriétés de la neige. Les additifs rendant le fart plus ou moins dur

vande le 23/01/20

 
Bonjour Funfun, on finit tous par se poser les mêmes questions -:) Pour les farts, vous pouvez demander à Alexandre Nappa, qui fabrique les farts DragonSki à Annecy (contact@dragonski.com) -et vous nous faites un retour.
J'avais essayé de trouver des travaux scientifiques sur la glisse mais sans succès (à part qq travaux comme ceux de Kuzmin, largement discutés sur ce forum). Soit j'ai mal cherché, soit les travaux sont financés par les industriels et restent confidentiels, soit les phénomènes sont trop complexes et l'approche empirique seule efficace. (il semble que même la glisse du skate sur la glace n'est pas comprise : https://www.nature.com/articles/d41586-019-03833-5).
Très bon ski.
-g

gillou38 le 25/01/20

 
> Neige froide : ski froid bien raide
> Neige chaude : ski plus souple pour pas planter
Je te conseille de bien étudier comment sont fait les skis estampillés neige froide ou chaude, de faire des tests si tu en as la possibilité et de revenir nous en parler...
D'ailleurs il vaudrait mieux plutôt penser ça en termes de condition sèche ou humide. Il peut faire assez chaud mais avec un neige récente qui ne rend pas d'eau.

elininia le 30/01/20

 
@ elininia
En fait, c'est plutôt la raideur / ouverture en spatule qu'on va regarder, pas le cambre (dureté « globale »).
L'erreur je pense est de vouloir prendre des skis raides pour les neiges froides et souples pour les neiges mouillées (au risque de se retrouver avec des barres à mine casse-pattes ou des skis tout flap inversement).
Je rejoins le raisonnement, mais je te conseillerais plutôt de prendre des skis avec une dureté (cambré) égale et qui te convienne (en l'occurrence sur lesquels tu es bien) quelque soit la neige (c'est toutefois juste discutable sur les neiges béton), et de raisonner :
?> neige mouillée spatule qui « ouvre »
?> neige froide / fond compact : spatule qui « ferme »
Ce qui est indépendant de la dureté du ski, plutôt de la hauteur de point d'appui
Sauf si c'est ce que tu voulais dire ?

vande le 30/01/20

 
j'ai demandé a Dragonski sur facebook quelle était la différence chimique entre le Ch chaud et froid, et j'ai eu comme réponde : "A+B=C" (texto!)
super. Je ne sais toujours pas si il se moquait de moi ou si il ne savait pas du tout. En tout cas, depuis je ne porte pas dragonski très haut dans mon estime.

funfun74 le 01/02/20

 
Salut FunFun, tu peux sans doute lire cet article https://www.dominatorwax.com/sites/default/files/dominator/wax-science-demystified.pdf
En gros la difference de dureté entre un fart mou et dur provient de la longueur des chaines d'hydrocarbure.

timtam le 02/02/20

 
timtam :
merci, t'es une star.
c'est exactement ce que je cherche !!
c'est un trésor ton pdf. ils vendent un peu leur produit mais l'essentiel à l'air d'être la.
Merci encore !!!

funfun74 le 02/02/20

 
C'est quand même un peu léger dans le sens où il n'y aucune référence bibliographique. Dans ces conditions tu peux mettre un peu de vrai science pour faire sérieux et puis ajouter les arguments qui t'arrangent... La mauvaise information c'est encore pire qu'aucune information.

bibliobus le 02/02/20

 
@ Funfun : désolé pour la réponse de DragonSki. Est ce qu'elle ne peut pas être due à une mauvaise manipulation sur Fb ? J'avais échangé par email avec Nappa, peut être le contacter par cette voie. Cdlt, gd

gillou38 le 03/02/20

 
@Bibliobus
Je te rejoins mon lien est un peu léger. Pour me faire pardonner je joins la thèse "Nano Ski Wax effect and benefits" qui dit sensiblement la même chose mais avec les critiques de Kuzmin (en jaune) comme ça chacun peut se faire son opinion.
https://kuzmin.se/docs/nano_ski_wax_effects__32_pages.pdf

timtam le 05/02/20

 
L'étude peux paraître simpliste pour certain, mais en tout cas, elle donne une réponde à ma question : à quoi sert le Ch chaud !
il faut donc utiliser le fart le plus chaud possible car il glisse mieux de part sa Texture : plus il est gras, plus il glisse, mais s'il est plus mou que la neige, les flocons s'enfoncent dans le fart et freinent le ski.
Est-ce que vous partagez ce point de vue ?
Est-ce universellement admis ou y a t il une autre théorie concurrente?
A mes yeux, ça me parait cohérent au même titre que la neige peux être très abrasive, et va abîmer la semelle qui va finir par pelucher (si elle n'est pas protégée par du fart) et cette peluche va elle aussi s'enfoncer dans la neige et freiner le ski.

funfun74 le 09/02/20

 

Le Ch chaud est préconisé pour les conditions très humides.
Dans ces conditions, il n'y a pas de friction ni donc de lubrification "sèche". Les (soi-disant) mouvements internes au fart décrites dans le papier de Dominator ne s'appliquent de toute façon pas.
Tu ne perds pas de fart. C'est même plutôt l'inverse, les saletés viennent se coller à lui.
Le lubrifiant qui fait la glisse est un film d'eau. La principale force de friction est donc la capillarité.
Pour minimiser cette force il faut :
- Une texture appropriée (le plus important).
- Une surface hydrophobe.
On note dans un papier un plus scientifique ci-dessous (Polymers on snow: Toward skiing faster ) qu'il a été montré que avec une texture de surface appropriée, un matériaux même hydrophile glisse quasiment aussi bien qu'un matériau hydrophobe.
https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1002/polb.22033
On peut donc s'autoriser à penser que le seul intérêt d'un fart mou est que tu peux créer plus facilement la texture de surface la plus appropriée

L'inconvénient d'un fart mou est qu'il s'encrasse.

A priori, la même texture sur une surface dure glissera aussi bien et ne s'encrassera pas.

bibliobus le 11/02/20

 
Merci Bibliobus pour ce papier (une bonne base de références). Par contre ce que vous avancez sur l'impact du fart Ch provient des travaux de Kuzmin (ou d'autres papiers) ? Si je me souviens bien, Kuzmin préconise une rugosité très faible, sans Ch (qui encrasse), mais avec Ptfe ?
Pour revenir au papier de Giesbrecht et al., je ne suis pas sûr de tout comprendre. En particulier l'épaisseur du supposé film d'eau estimée entre 0.1 et 1.2 um : quels paramètres autres que la température sont pris en compte ? Une telle gamme d'épaisseur est cohérente avec le maximum de glisse obtenu pour une rugosité dans cette gamme, mais pas avec la faible sensibilité au delà de 1um (fig7). Également, les auteurs expliquent corriger la tendance à l'allongement du temps avec "l'usure de la piste" (d'ailleurs un "problème pour la compétition"), mais je n'en ai pas vu l'importance ni l'incertitude que cela implique.
Pour revenir à la question initiale de Funfun, "à quoi sert le fart?" : à quoi, sinon à fixer du Ptfe sur la semelle ?
Bien cdlt,g

gillou38 le 11/02/20

 
C'est bien connu que le fart chaud et mou s'encrasse vite. Tu skies 20km (même en neige récente) tu passes un coup de défarteur et tu regardes la couleur du chiffon...
C'est difficile d'appliquer les conclusions de ce papier au ski de tous les jours.
On peut juste conclure que dans les conditions de leurs expériences c'est la structure qui compte le plus, puis l'hydrophobie, lorsque la structure s'éloigne de la zone optimale.
Probablement que le fartage permet une adaptation fine de la nano structure.
Peut être que presser des structures manuelles niveau "nano" donnerait de bons résulats, en beaucoup plus simple et moins polluant.
Mais est-ce possible ?
Je pense que la rugosité "Kuzmin" est faible car pas prévue pour être remplie de paraffine. Il vaut mieux ne pas le faire je pense.
Tu peux à la rigueur poser une Cera pour juste épouser la structure.
Contrairement aux structures usines qui ont été développées conjointement avec le fartage et sont faites pour être remplies de paraffine.
Car les brosses ne peuvent pas atteindre le fond de la structure. Il y a un joli dessin de Dragonski qui montre bien ça.
Pour ce qui est de la lubrification sèche décrite dans le papier de Dominator avec la paraffine en couches glissants les unes sur les autres, c'est possible mais on aimerait avoir la preuve scientifique de cet effet et sa durée. La semelle est elle même un des meilleurs lubrifiant sec qui existe, avec une très grande résistance à l'abrasion.

bibliobus le 12/02/20

 
?La semelle est elle même un des meilleurs lubrifiant sec qui existe, avec une très grande résistance à l'abrasion?. A ce propos, au cours d'un projet qu'on avait avec eux, j'avais discuté avec des gens du labo de tribologie de l'Ecole Centrale à Lyon, qui ne comprenait pas comment le fart pouvait améliorer la glisse, le Pehd de la semelle étant par nature une des matières les plus glissantes et résistantes à l'abrasion. ( ils me croyaient sur parole, mais ne comprenaient pas comment ça fonctionnait).
Il y avait eu une vidéo du Monde pendant les derniers Jo, qui, au delà de ma trogne^^, explique bien le phénomène de la glisse (et pourquoi on ne comprend pas toujours tout).
https://youtu.be/fJ8tZ4bTxfg
C'est un peu le problème de l'approche scientifique dans le sport, comme pour l'entraînement finalement d'ailleurs, où tu as deux approches :
- la théorie et les études scientifiques te disent ça, donc c'est comme ça que ça fonctionne et il ne peut en être autrement, on doit l'appliquer sur le terrain
- sur le terrain, on a observé tel truc qui fonctionne (ou ne fonctionne pas d'ailleurs), suite à des procédés empiriques, la science va pouvoir aider à comprendre le phénomène et éventuellement à l'améliorer ou à trouver mieux, même cela va à l'encontre de la théorie ?admise?
Par expérience, dans le cas de l'entraînement comme du fartage, je suis plutôt du deuxième avis ;) même si tout ce défend.
Après, il fait accepter que parfois on ne comprends pas tous les phénomènes (moi le premier sur le fartage), on est sur un environnement instable et hors labo ;)

vande le 12/02/20

 
Également, toujours se renseigner sur qui a commandé l'étude et dans quelle conditions elle a été faite. Sur le fartage, que ce soit un fabricant de fart ou Kuzmin, rien n'est neutre. Tout n'est pas tout juste ou tout faux, mais rien n'est neutre... c'est bien de se faire son avis si on peut
Sur Kuzmin, par exemple je ne croyais pas du tout au racloir, mais j'étais vraiment curieux de voir ce que donnait les brosses (PTFE notamment). Eh bien, la brosse Ptfe n'était pas du tout efficace, quand j'ai testé (pourtant en conditions mouillée) par rapport même à un Ch, mais le racloir m'a amené à une bonne surprise (qui demande beaucoup de boulot et de réglages par rapport à l'outil initial, des conditions particulières pour que ça fonctionne,... bref pas mal de paramètres qui font qu'a mon humble avis, c'est un outil réservé à la haute performance, sous conditions, et qui ne dispense aucunement de fartage^^).

vande le 12/02/20

 
Pendant de temps là, en Norvège...
https://core.ac.uk/download/pdf/52098978.pdf

peter n le 13/02/20

 
Bonjour,
@Vandel: merci pour ces retours d'expériences, c'est la "vérité terrain". Les théories scientifiques sont 'admises' tant qu'elles ne sont pas contredites par les expériences. Je soupçonne donc que, ce que vous considérez comme 'théorie admise', est admise dans certaines conditions très particulières (sous certaines hypothèses physiques) qui ne correspondent pas forcément aux conditions réelles ou les plus fréquentes.
@Peter N: merci pour cette thèse, mais elle ne semble pas considérer le fartage ? (Si vous l'avez lue, est ce que les conclusions sont différentes de celles du papier de Giesbrecht et al. proposé par Bibliobus ?)
Bon ski -g

gillou38 le 13/02/20

 
Oui j'ai lu. C'est long?
Giesbrecht s'interressait à la différence entre différent matériaux
Moldestad s'intéresse uniquement à la topographie de surface, pas au fart .
Ce sont d'abord de nombreuses mesures (1700) de terrain avec des vrais skis qui ont couru en coupe du monde. Puis des tests de structures et notamment des structures différentes à l'avant et à l'arrière du ski.
Il a déterminé 4 catégories de topographie de surface
fine ( 1-4 um), medium ( 4-7 um), grossière(7-10 um) et très grossière (> 10 um)
La structure optimale pour le skating tend à être plus fine que pour le classique.
La structure optimale grossit avec la vitesse.
La qualité des structures Machine est variable (c'était en 1999, aussi).
Il a constaté qu'une structure plus profonde à l'avant qu'à l'arrière du ski a un effet négatif . Les structures manuelles tendent à être plus profondes à l?arrière qu'à l'avant (ce qui a un effet positif).
Une semelle bien plane glisse mieux. Le film d'eau reste constant.

Ils font une description de la « pierre » qui est bien curieuse. Si qq'un comprend?(p54 du pdf. (numéroté 44)).

Pour l'effet électrostatique, ça demande relecture j'ai pas tout compris? juste que la conductivité électrique de la neige est très différente selon les endroits. Ce qui permet au film d'eau de décharger électricité statique plus ou moins rapidement.


peter n le 13/02/20

 
Giesbrecht et al. s'intéressent à la microstructure (0.1 à 10 um); ils concluent d'ailleurs que c'est plus important que le matériau.

gillou38 le 13/02/20